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LISA VIGNOLI & LE PRIX LITTÉRAIRE LA PONCHE, 2026, une édition exceptionnelle !

Créé en 2022 à Saint-Tropez, le Prix littéraire La Ponche entend prolonger une histoire intime entre l’hôtel La ponche et les écrivains. Pour sa cinquième édition, le jury a distingué Florent Oiseau pour « Ma Gloire », son sixième roman publié chez Gallimard. La romancière et journaliste Lisa Vignoli, native de Marseille, Tropézienne de famille (même si Parisienne de cœur) en plus de mettre en valeur de nouveaux écrivains, a réussi un coup de maître : celui d’épanouir un prix littéraire reconnu hors de Paris, et véritable mécène culturel privé ! Car au-delà du prix, une résidence d’écriture et une traduction en anglais sont proposées aux lauréats…

TM : Ce prix LA PONCHE est ta création quand bien même le lieu emblématique séduit les écrivains depuis toujours. Cette 5eme édition semble t’avoir comblée de joie ! Décris-nous la magie des temps forts de cette édition et autres instants parallèles…
Lisa Vignoli : Retrouver les visages fidèles, les apercevoir dans la foule au moment de la remise du prix entraîne toujours une secousse du cœur. Cette année, Florent Oiseau nous a fait, (en plus !), le cadeau d’écrire un petit texte pour ce moment. Un moment de poésie suspendue sur cette terrasse. Ce genre d’instant où on touche la grâce. (Je le relis souvent)

TM : Es-tu consciente d’avoir créé un évènement littéraire à l’aura puissante à Saint-Tropez ? (Pas si facile de sortir de la capitale dans ce domaine précis) Et quel sentiment cela te procure-t-il ?
LV : Non, j’avoue… ce n’est pas à moi de le dire ! Je ne sais pas si son aura est puissante, mais elle l’est pour nous membres du jury qui, toute l’année, frétillons de nous retrouver pour parler de littérature et de la vie. Entre nous, et avec nos cinq lauréats, un vrai lien existe désormais. Quoi qu’il arrive, ensemble, nous aurons fait ça ! Créer un prix littéraire dans le Saint-Tropez actuel pouvait faire sourire ou sembler antinomique…

TM : La pérennité de ce prix (5 ans déjà, ce n’est pas rien !) facilite-t-elle sa visibilité médiatique ? quels sont les articles élogieux qui t’ont fait plaisir ?
LV :  Il y a eu de grands et petits papiers. Tous ont toujours leur existence pour nous. Mais ce qui me touche le plus ce sont les inconnus qui m’interpellent et me parlent du « prix de La Ponche » comme s’il existait depuis toujours. Entendre le nom de ce village dans le village dans différents lieux, comme s’il était familier de chacun me fascine. J’y ai quand même fait tenir un roman entier (Nue-propriété, Stock) alors ce n’est, à double titre, pas anodin pour moi.

TM : L’an dernier, la Marseillaise Esther Teillard était la lauréate et bénéficiait d’un beau portrait dans notre magazine. Cette année, Florent Loiseau semble avoir déclenché quelque chose de puissant, d’assez exceptionnel avec ce roman. Et peut-être même avec sa personnalité. Raconte !
LV : Florent est un être à part. Pince sans-rire qui, d’un ton monocorde, vous fait rire et vous percute. Sa sensibilité, son sens de l’observation et de l’analyse sont sans limite. Il est un nostalgique de ce qu’il n’a pas vécu (un peu comme nous avec ce prix) et tout ça réside dans son style.

TM : Quelle serait pour toi la consécration pour la renommée de ce prix La Ponche ?
LV : Je ne crois pas que l’on cherche ça mais la façon dont nos choix, notre identité est perçue par les maisons d’édition et le milieu littéraire « parisien » satisfait déjà…

TM : Et quid de Lisa Vignoli écrivaine de talent et capable de rafler tous les prix ?
LV : Ha ha ! Je suis lancée dans un nouveau projet de livre avec Julia Minkowski, sorte de suite, si j’ose dire, à L’avocat était une femme (JC Lattès) qui a été un succès, mais je ne peux en dire plus. Quant à moi, seule, face au mur, j’ai entamé un roman qui s’inscrit, je l’espère, dans notre époque. L’histoire d’une femme qui a tout et puis…