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KAPORAL × KOURTRAJMÉ, « Hors cadre »

La célèbre marque Kaporal lance « Hors cadre », une série de portraits de gens qui bougent les lignes. Des portraits sous la forme de petites vidéos réalisées par les étudiants de l’école de cinéma Kourtrajmé et destinées aux réseaux sociaux. Ces formats courts mettront en scène cinq jeunes talents d’horizons différents. La galerie débute avec la brillante Glass Marcano, cheffe d’orchestre vénézuélienne, tout juste âgée de 25 ans et au parcours semé d’embûches, mais à la volonté et à la joie de vivre inaltérables. Entretien avec Guillaume Ruby, directeur de la marque et de la communication de Kaporal.

ToutMa : Qui a eu l’idée de ce partenariat original ?

Guillaume Ruby : C’est l’équipe du service marque et communication. Pendant le premier confinement, on a eu le temps de s’interroger sur notre raison d’être. Kaporal est une marque du Sud à laquelle nous voulions redonner son caractère bien trempé d’origine, avec une identité visuelle renouvelée. Pour exprimer cette transformation, il fallait donc raconter une histoire… Notre réflexion a abouti sur l’idée de « sortir du rang ». Nous avons alors cherché des gens qui bougent, créent, et repoussent sans cesse leurs limites et qui, du coup, font bouger les lignes. On a eu envie d’aller plus loin pour exprimer cette idée de mouvement. En se rapprochant d’un univers cinématographique et en trouvant des personnalités du réel pour incarner la démarche et pour que ce soit encore plus percutant.

TM : Comment avez-vous sélectionné ces cinq jeunes talents ?

GR : On a tout de suite pensé à Kourtrajmé Marseille, la nouvelle école de cinéma de Ladj Ly, pour concrétiser cette approche cinématographique. Nous avons donc travaillé avec Marie Antonelle Joubert, la directrice, au casting de ces jeunes gens qui sortent du rang. Ils ont d’ailleurs été filmés dans l’école, à Marseille, le point d’ancrage commun de cette collaboration Kaporal × Kourtrajmé.

TM : Quel sera le premier portrait à être dévoilé ?

GR : La première invitée, Glass Marcano, est arrivée très vite en tête de liste car elle incarne beaucoup de valeurs auxquelles nous sommes attachés. Elle est encore très jeune et pour vivre, elle a été vendeuse de fruits et légumes à Caracas. En revanche, elle a fait le Conservatoire et gagné un concours international à Paris. Elle a donc dû travailler très dur pour économiser et se payer le voyage. Glass est en France depuis 2020. Elle montre qu’avec la pugnacité et l’audace, on force tous les barrages, et même celui du machisme culturel, encore très fort dans son pays. Elle est une des rares femmes vénézuéliennes à être parvenue à ce niveau artistique… Ensuite, nous avons choisi d’autres personnes répondant à ces mêmes critères d’engagement, d’audace et d’originalité. Certains sont d’ailleurs marseillais.

TM : Quelle visibilité voulez-vous donner à ces portraits ?

GR : Pour l’instant, on démarre sur les réseaux sociaux, car il y a là une viralité importante et qui touche essentiellement les jeunes. C’est le moyen le plus évident d’atteindre le plus grand nombre rapidement. Ensuite, on ne veut pas se fixer un objectif arrêté. On ne sait pas encore si on veut en faire une campagne. Il s’agit d’abord de créer ces rendez-vous et ensuite, nous verrons où cela nous mène.

TM : Quel est l’intérêt de Kourtrajmé dans ce partenariat ?

GR : La production a bien évidemment été facturée ! Ce n’était pas un échange de bons procédés. Et c’était important de mettre en valeur tout le travail d’une équipe d’étudiants hyper impliqués autour de la réalisatrice Samia Kadiri, qui va également réaliser les autres portraits. L’idée d’une unité de lieu et d’une unité de réalisation était essentielle pour obtenir une unité créative.

TM : Quels résultats espérez-vous une fois que la galerie « Hors cadre » sera en ligne ?

GR : La marque, à l’issue de cette série de portraits, peut développer une belle image d’incubateur de talents. Nous rappelons en même temps que nous sommes marseillais et que nous voulons valoriser notre territoire.

PORTRAITS À VENIR :