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Théo Haggaï… sur les traces de Keith Haring

Ses dessins accrochent immédiatement le regard. Le personnage répétitif, attachant, est une sorte de petit robot futuriste et transformable à l’envi, qui exprime souvent la torture des sentiments. Il ressemble à Théo Haggaï (involontairement), son créateur, un grand gaillard aux yeux écarquillés… à l’âme d’enfant encore certainement. Théo Haggaï a 22 ans, il termine des études de communication visuelle. Le dessin est arrivé par hasard, en gribouillant sur une feuille, le temps d’un cours ennuyeux (pléonasme ?). L’école, pour ce grand garçon rêveur, semble une contrainte, comme les bords limités d’une feuille en format A4. Théo rêve d’espaces, autant pour dessiner que pour respirer. Son personnage peut faire irruption dans la rue, sur un support incongru. Une poubelle, pourquoi pas. Keith Haring l’inspire évidemment. Mais aussi Basquiat et le mouvement Street Art New Yorkais des années 80. Ce jeune artiste possède sa signature. On reconnait « du » Haggaï immédiatement. Un jeune galeriste Parisien, Nicolas Hugo, l’a heureusement repéré. C’est grâce à lui que Théo a déjà exposé en décembre dernier. En ce moment, l’artiste explore d’autres techniques, pour voir, pour se tester. Mais, au fond de lui, il sait ce qu’il désire et il est déterminé à produire des œuvres qui lui correspondent. Sa grande sensibilité lui servira de toute façon. Et si la gravité prédomine dans son travail, il est la joie de vivre. Ses parents comédiens lui ont donné leur ouverture d’esprit et leur curiosité à propos de l’art au sens large. On ne peut s’empêcher de penser à Keith Haring, car il en a le cœur. Mais c’est de Théo Haggaï dont il s’agit.

http://theo-haggai.tumblr.com

Galerie Nicolas Hugo _60 rue Monsieur le Prince, Paris _www.galerienicolashugo.com