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Mina Velours… Mythique Crazy Horse

Comme de nombreuses petites filles, Marion découvre la danse classique à l’âge de 4 ans. Elle est aussitôt séduite par la grâce, la tenue, les tutus… Et elle n’arrêtera pas. La danse devient sa passion, sa raison d’être et son mode d’expression. Formée par l’Académie Méditerranéenne Thierry Le Floch, cette jeune Marseillaise née à l’Estaque intègre à 20 ans le ballet de l’Opéra de Limoges mais aussi la compagnie de Jean-Charles Gilles, suit Roberto Alagna en tournée, intègre une troupe de voyage en Chine et danse pour les ballets de Walt Disney. à 26 ans, forte de son expérience, elle passe les auditions du Crazy Horse, mythique cabaret parisien s’il en est. Les filles viennent du monde entier pour intégrer cette troupe originale à la réputation sulfureuse mais talentueuse. C’est aussi le moment où une nouvelle direction artistique tente de recréer un Crazy autour duquel le Tout Paris se presse… Andrée Deissenberg souhaite faire venir un public jeune et pas seulement masculin, friand de glamour, de couleur, de musique, de design et de mode. Pour animer son show, elle invite régulièrement des « Guest Creatures ».

Pour intégrer le Crazy Horse, la danse seule ne suffit pas. Il faut évidemment correspondre aux critères physiques de la maison : mesurer entre 1,66 m et 1,72 m, avoir une petite poitrine naturelle et ferme, des fesses bien hautes et posséder une belle cambrure. Il faut aussi être dotée d’une forte personnalité autour de laquelle on façonnera la future danseuse du Crazy.

Ainsi Marion est-elle devenue Mina Velours en hommage à sa longue chevelure noire et sa sensualité. Elle doit évidemment se maintenir dans une bonne forme physique. Pour cela, elle continue les cours de danse classique mais pratique aussi le yoga. Mina fait partie de la troupe extérieure et fait rayonner haut les couleurs du Crazy Horse en France et à l’étranger. Elle a mis au point deux solos : le « Final Fantasy », un show acrobatique au milieu de cordes et le « Good Girl » dans lequel Mina se livre à une chorégraphie très sensuelle dans des entrelacs de chaines.  « La danse est une seconde respiration, la scène me procure un plaisir et une adrénaline indéfinissables que j’aime à transmettre au public et je compte poursuivre ma passion tant que le corps me le permet ». La moyenne d’âge des danseuses n’a fait que grandir, et une Guest telle qu’Arielle Dombasle témoigne de la longévité et de la beauté du corps de la femme.

 

Photos _RiccardoTinell