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Karabatic, my name is Luka

A 27 ans, Luka Karabatic connaît un parcours pro exceptionnel. Champion du monde 2015, champion d’Europe 2014, 26 sélections au total en 8 ans de carrière express, le handballeur n’a pas fini de nous étonner et 2016 pourrait bien être « son » année. Arrivé en 2012 au Pays d’Aix Université Club handball (PAUC), il est rapidement devenu le véritable pilier de la défense. Il y a quelques semaines, lors de l’Open d’Aix, ToutMa avait rencontré la star aixoise sur le stand de son agence d’image Icône. Un colosse de deux mètres, tout sourire derrière sa barbe soignée, façon hipster. Un homme plein d’humilité mais un sportif déterminé… Cent kilos de gentillesse et de simplicité qui, depuis a rejoint et signé pour quatre saisons au Club du PSG Handball afin de prendre un nouvel envol.

Le 13 août, Luka Karabatic sera de retour à Aix où il va justement affronter  son ancienne équipe du PAUC avec son nouveau club en match de préparation. L’occasion d’un flashback sur notre rencontre avec ce grand sportif interviewé au mois de mai.

 

TM: L’équipe vient de confirmer sa sélection au championnat d’Europe 2016 en Pologne, plus rien ne vous arrête ?!

LK: J’espère ! Effectivement nous étions directement qualifiés en ayant gagné l’Euro 2014 mais l’Equipe de France a choisi de jouer les qualifications, de se remettre en danger. C’est une bonne chose pour nous cette confirmation. Notre groupe dont l’effectif a été en parti renouvelé, prend confiance en enchainant ces victoires. C’est positif car l’année prochaine s’annonce chargée entre l’Euro en janvier et les Jeux Olympiques en été.

TM : Le handball n’a pas toujours été une évidence pour vous, aviez-vous besoin de vivre autre chose ?

LK : C’est vrai que j’ai un parcours atypique. Dès que j’ai su marcher, j’ai fait du hand puis je m’en suis détourné pour commencer le tennis à l’âge de 6 ans parce qu’en passant devant un terrain, ça m’a plu ! Nous avions cette culture sportive dans la famille, mon père nous ouvrait au sport en général. Avec le tennis, j’ai voyagé, je suis parti en Pôle France, j’avais de bons résultats en catégorie jeune, la Fédération plaçait beaucoup d’espoir en moi mais par la suite, j’ai perdu l’envie de tout donner à l’entrainement, je n’avais plus la passion, le hand me manquait de plus en plus, j’ai donc décidé de tout arrêter vers 19 ans pour faire du hand.  Là, j’ai vraiment tout donné et la progression s’est faite rapidement.

TM : Vous êtes pivot du club d’Aix, défenseur et attaquant en équipe de France, à quel poste vous sentez-vous le mieux ?

LK : Mon objectif est d’être un joueur complet, polyvalent, à l’aise en attaque et en défense. Je travaille beaucoup pour cela.

TM : Quelle qualité faut-il pour tenir le poste de pivot ?

LK : C’est un poste où l’on prend beaucoup de coups ! On est au contact en attaque et comme je suis en défense aussi, tu t’arrêtes jamais, tu cours tout le temps car tu passes des phases d’attaque aux phases de défense, en faisant les montées de balle … c’est un poste complet dans l’esprit du rugby qui demande du cardio, de la coordination et de la force.

TM : Qu’est ce que le PAUC vous a apporté durant ces trois années ?

LK : J’ai énormément appris. J’ai eu des responsabilités dès mon arrivée dans le Club, beaucoup de temps de jeu aussi. C’était la première saison du club en N1, beaucoup de gens comptaient sur moi et cela m’a aussi aidé dans ma progression personnelle car je venais d’un Club à Montpellier où je n’étais pas titulaire et considéré comme « un jeune ». Le PAUC m’a permis de progresser plus vite, de m’affirmer en tant que joueur de handball, d’apprendre « mon métier ».

TM : Comment vivez-vous ce moment charnière, quels sont les clubs qui vous sollicitent et auxquels vous aspirez ?

LK : Oui, beaucoup de choses arrivent cette saison et je me sens prêt à aller vers de nouveaux défis, de nouveaux challenges, je suis préparé pour ces changements même si j’ai aussi envisagé de rester au PAUC car le club grandit aussi mais peut-être pas à la vitesse dont j’ai besoin. Je suis en contact avec les clubs du PSG et Barcelone et cela devrait s’officialiser avec le PSG.

TM : Avec Nikola, votre complicité a toujours été très forte et pleine de respect mutuelle, comment vit-il votre ascension ?

LK : Niko est mon premier supporter et il est très heureux pour moi, il m’aide dans mon développement. Nous avons toujours eu une relation quasi fusionnelle, donc on est toujours là l’un pour l’autre sans jamais aucune jalousie. Notre relation est saine. Mon frère a toujours été un moteur. Jouer en équipe de France ensemble, à des postes complémentaires, c’est exceptionnel et le fait que l’on soit si proche nous sert beaucoup.

TM : Qu’aimez vous à Aix ?

LK : Je viens dans le centre d’Aix quand j’ai du temps. J’aime bien l’atmosphère, c’est une ville très agréable pour s’y promener. Tout est concentré : les restaurants, le cinéma … et ses vieilles rues me font penser au centre de Montpellier.