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Gilles Barbier, Habiter Marseille

Au printemps 2026, Gilles Barbier est à l’honneur à Marseille. L’artiste déploie un parcours d’expositions dans plusieurs lieux emblématiques de la ville. L’exposition Habiter, présentée au Musée Regards de Provence, s’inscrit dans un programme plus large qui témoigne de la richesse et de la diversité de sa pratique.

Ce parcours comprend également plusieurs propositions : Le code a changé : Tels des vaisseaux fantômes (13 mars-18 juillet), Digitale Zone : Polyfocus (13 mars-13 juin), Galerie du Tableau : Une rencontre inattendue (23 mars – 4 avril) et enfin l’exposition collective La vie climatique au Musée d’Art contemporain de Marseille (4 avril – 20 septembre).

Un appartement comme point de départ

Le point de départ de ce parcours se situe dans un cadre singulier : l’appartement du collectionneur Didier Webre, perché au huitième étage d’un immeuble Pouillon offrant une vue spectaculaire à 180° sur le Vieux-Port. Ce lieu atypique accueille, du 13 mars au 18 juillet, Tels des vaisseaux fantômes, une installation inédite conçue spécialement pour le projet Le code a changé.

Imaginée par Didier Webre, cette initiative réunit une dizaine d’artistes liés à Marseille (jeunes diplômés des Beaux-Arts comme figures confirmées), invités à créer une œuvre en dialogue avec ce panorama exceptionnel. Chaque intervention est présentée in situ pendant trois à quatre mois, avant de rejoindre une exposition finale au Château de Servières, accompagnée d’un catalogue. Le projet est porté par une équipe réunissant également le commissaire d’exposition Bernard Muntatner et la coordinatrice Judie Montaudon.

Naufrages et visions en miroir

Avec Tels des vaisseaux fantômes, Gilles Barbier poursuit son cycle des « Naufrages ». Ses œuvres évoquent un temps suspendu, où disparition et décomposition semblent figées. Nourrie par l’esthétique de la bande dessinée et l’univers de Winsor McCay, cette écriture visuelle mêle ironie et humour, transformant ces images en vanités contemporaines.

Face à la beauté éclatante du port, l’artiste propose une vision en miroir, où le sublime se teinte d’une forme de mélancolie. « L’art étant un parcours d’une grande intensité, il doit y avoir des naufrages pour commencer à repérer les îles », explique-t-il. Une invitation à la dérive, autant qu’à la réflexion… CGR

www.studio-gilles-barbier.fr
www.lecodeachange.fr 

© Photos : Julie Montaudon