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Éric Fraticelli, L’esprit de camaraderie

Après Permis de Construire réalisé en 2022, Éric Fraticelli revient au cinéma avec Le Clan, une comédie adaptée de son succès théâtral de 2018, qui avait cumulé 300 représentations et plus de 100 000 spectateurs. Fred (Denis Braccini), Achille (Jean- François Perrone), Max (Philippe Cortiet Belette (Éric Fraticelli), quatre truands formant une belle équipe de bras cassés, décident de se refaire, après avoir piteusement raté leur dernier coup, en kidnappant Sophie Marceau ! L’irrésistible Joséphine de Meaux est venue rejoindre l’équipe complice des comédiens d’origine pour l’adaptation cinéma, leur apportant tout son talent. Rencontre avec le comédien, humoriste, scénariste et réalisateur. Un artiste « touche à tout » qui n’aime pas les étiquettes mais s’attache à entreprendre « avec le plus de sincérité possible ».

ToutMa : Pourquoi avoir voulu adapter la pièce au cinéma ?
Éric Fraticelli : 
Quand on jouait la pièce on sentait déjà son potentiel cinématographique. Beaucoup de producteurs qui venaient la voir nous proposaient de l’adapter ; et puis le public nous encourageait. Les gens se marraient tellement que l’on se disait : « Si on arrivait à en faire un film, ce serait vraiment génial ». C’est Philippe Godeau qui, au final, m’a proposé de l’adapter au cinéma. Avec le confinement puis l’engagement pris avec mon premier film, on a démarré le tournage en février dernier.

TM : Comment s’est passé le tournage en Corse, île dont vous êtes natif ?
EF : Très bien. J’avais envie de raconter cette histoire de truands un peu maladroits mais attachants dans l’univers corse, qui m’est cher. On a tourné en seulement vingt-deux jours. Il faut dire que les deux tiers du film se passent dans le même décor, celui de la séquestration.

TM : Comment est née l’idée de ces 4 personnages aux personnalités si différentes ?
EF :
De mon imagination ! Il fallait que l’on se demande comment des personnalités si différentes pouvaient s’entendre. Le secret de l’amitié ne s’explique pas. Ce n’est pas rationnel, comme en amour ! J’ai donc imaginé des profils différents : Max incarne la pensée populaire avec son coté grande gueule, par exemple, alors que Fred, est plus « l’intello » qui réfléchit, tranche, prend du recul, le leadeur du groupe. Ensuite, il me fallait un ogre ! Le personnage d’Achille est en marge et celui de Belette incarne un candide, enfantin, maladroit. Ces personnages associés sont des ressorts pour la comédie. Le rôle clé pour que tout cela tienne c’est bien le rôle féminin incarné par Joséphine de Meaux.

TM : Est-ce facile de garder sa légèreté, en incarnant Belette, tout en endossant le rôle de metteur en scène ?
EF :
(rires) C’est une bonne question ! Effectivement c’est difficile de rentrer dans son rôle quand on vient, par exemple, d’être prévenu par l’assistant réal que l’on va avoir un problème technique sur la scène suivante… Difficile de se concentrer, de jouer juste. Belette demande en plus de l’entièreté sinon cela ne fonctionne pas.

TM : Comment vous est venue l’idée de Joséphine de Meaux pour incarner Jocelyne Bompard ?
EF : J’ai tout de suite pensé à elle ! Elle incarne la partition dont j’avais besoin et a investi le rôle de Jocelyne à merveille. En plus, ce n’est pas évident d’intégrer un groupe déjà soudé, mais aujourd’hui, elle fait partie du « clan » ! EV

Instagram : @leclan_film
Sortie nationale le 18 janvier

© Photo en Une : Pan Européenne