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Danielle Milon, présidente du Parc National des Calanques

 

Danielle Milon est maire de Cassis et présidente du Parc National des Calanques depuis janvier 2013. Femme d’écoute et de dialogue, elle est également une femme d’action déterminée à se battre pour l’environnement, son cheval de bataille : « Faisons en sorte, tous ensemble, au-delà de nos différences, d’œuvrer pour la réussite du Parc National des Calanques, pour que nos enfants et petits-enfants puissent à leur tour vivre en symbiose avec ce territoire naturel, époustouflant de beauté ». Entretien…

ToutMa : Quels sont les objectifs et les missions de votre présidence au Parc National des calanques ?

Danielle Milon : Tout d’abord arriver à une gouvernance ouverte, aux côtés du directeur et des 51 membres. Notre objectif principal est la défense d’un territoire d’exception (140 espèces animales et marines et autant d’espèces végétales). Le second objectif est un important travail de lutte contre la pollution de l’eau (boues rouges et Cortiou). Le travail d’équipe et de proximité est nécessaire. Nous devons travailler pour que nos enfants et petits-enfants s’approprient l’idée de conserver à leur tour ce lieu magique, dans sa biodiversité, ses patrimoines écologiques et culturels…

TM : Quel est le budget pour réaliser ces missions ?

DM : L’enveloppe budgétaire globale allouée par l’État, pour les 10 parcs nationaux, est de 69 millions d’euros. Nous en recevons 2,4 millions. Ce budget doit être justifié. Je trouve normal, en période de crise, de faire des efforts et de montrer l’exemple en mutualisant le personnel avec les villes de Marseille et La Ciotat. Nous aimerions passer de 13 à 36 « éco-gardes ». La police municipale de Cassis veille à la protection du Parc ainsi que la gendarmerie maritime aussi. Il y a 5 entrées principales et une vingtaine d’entrées secondaires sur le Parc. Il faut en permanence, trois équipes d’éco-gardes sur les secteurs de Marseille, Cassis et La Ciotat.

TM : Quels sont les changements pour les usagers, en mer et sur terre ?

DM : Il s’agit avant tout de défendre un territoire, tout en intégrant, autant que possible, d’autres réalités. Le Parc est fréquenté annuellement par 2 millions de visiteurs. Concernant les plaisanciers, il faut faire respecter les zones de protection des posidonies. Concernant les promeneurs, le camping sauvage et les feux dans les calanques sont absolument interdits. Je rencontre tour à tour les pêcheurs, les chasseurs, les cabanonniers et nous résolvons ensemble les problèmes en trouvant à chaque fois une solution.
Pour en savoir plus :
 
_www.calanques-parcnational.fr