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Beard Club la web-série thriller ovni

Ces deux (presque) barbus Pablo Pinasco, directeur artistique web et Sébastien Nadaud, photographe, fondent ensemble La Waacb (We are all color blind : déjà un nom tiré par les cheveux ! ) afin d’assouvir leurs envies de vidéos. Ils se lancent très vite dans le tournage de « Beard Club », une web-série de six épisodes (15 min et 16 min pour les 2 premiers épisodes) totalement auto-produite, écrite et tournée localement. Le résultat ? Un thriller décalé à l’univers onirique… Le regard du photographe (reconnu sous le nom de Sebañado) allié à la créativité débordante d’un Pablo touche-à-tout nous offre des images singulières et poétiques dans le paysage actuel des web-séries. Le premier épisode « Le bruit des chips aux crevettes » a été plébiscité par Libération, La Provence, France 3 ou encore Rue 89/L’Obs… Le second épisode, « La réponse des étourneaux » vient d’être dévoilé ! Gardez bien leur nom en tête, nous on garde l’œil sur eux !

TM : Donnez envie à nos lecteurs… en quelques mots quel est le pitch de la série ?

WAACB : C’est l’enquête mystico-lyrique de deux policiers désabusés sur une série de meurtres. Les victimes, toujours de jolies femmes, sont affublées de barbes postiches. Cette enquête n’est qu’une excuse pour décortiquer le rapport entre les deux flics et leur regard sur eux-mêmes à travers ces événements. La plupart des scènes sont tournées à Marseille avec une équipe très réduite.

TM : Pourquoi n’y a-t-il aucun dialogue mais seulement un narrateur mystérieux ?

WAACB : Tout est parti de l’envie de réaliser une série, la forme est venue après, par le besoin et le hasard. Nous ne sommes pas de vrais comédiens, donc jouer d’une façon classique était impossible. Après les premiers plans le narrateur s’est imposé, et le résultat nous a beaucoup plu : une voix off avec une grande place laissée à la musique et à l’image. Le plus important pour nous est de créer des ambiances où l’histoire évolue.

TM : Scénariste, réalisateur, monteur, acteur, photographe, directeur artistique… Vous êtes schizophrènes ou narcissiques ?

WAACB : Heureusement que toutes ces compétences sont regroupées car nous manquons de moyens. C’est une série auto-produite donc on a démarré en prenant tous les postes, et finalement, cette contrainte nous a donné une liberté et une fluidité sans lesquelles le projet n’aurait jamais abouti.

TM : Quelles sont vos inspirations ?

WAACB : Dans nos métiers respectifs, nous avons déjà « un bagage visuel » assez conséquent et éclectique. Mais les influences évidentes sont David Lynch pour le côté onirique et Wes Anderson pour la recherche d’une image travaillée. Il y en a bien d’autres évidemment, conscientes ou inconscientes. Par exemple, on adore les pointes d’humour décalées qui viennent ébranler une ambiance…

TM : Quelle évolution aimeriez-vous apporter à la série ?

WAACB : Nous sommes déjà fiers d’avoir finalisé le second épisode ! Nous avons organisé une projection publique le 27 juin dernier et compte tenu du budget quasi nul, les premiers retours sont, dans l’ensemble, très positifs. Nous essaierons de faire mieux à chaque épisode. Trouver des producteurs, distributeurs, contributeurs ou mécènes nous aiderait évidemment dans ce sens… C’est dans cet esprit que nous avons lancé une campagne de financement participatif avec Ulule http://fr.ulule.com/beardclub/. Plus nous aurons de soutien, mieux nous pourrons avancer.

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