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Gyselle Soarès, star Brésilienne… son rêve français

Photos _Emmanuel Bournot, Stylisme _Magnolia Oliveira, Make-up _Eva Hadjej

Gyselle Soares est déjà une star en son pays, le Brésil.

Cette ravissante actrice fait ses premiers pas au cinéma français dans « Dépression et des potes » (sortie le 4 mai) aux côtés de Fred Testot et Arié Elmaleh. Son glamour est palpable, son talent d’actrice aussi. Elle possède un charme encore infantile et une grâce naturelle qui la rendent assez irrésistible… Un petit bout de femme qui possède toutes les qualités pour devenir une grande ? Elle a encore du chemin à parcourir pour le prouver mais elle est déjà une pro. De retour de Cannes elle se confie…

ToutMa : Après avoir démarré ta carrière d’actrice au Brésil, où tu as rencontré le succès, tu as finalement décidé de venir tenter ta chance en France. Pourquoi renoncer à ce succès et pourquoi la France ?

Gyselle Soares : L’un n’empêche pas l’autre. Même si je vis aujourd’hui en France, je retourne au Brésil deux ou trois fois par an pour rencontrer des gens pour différents projets tout en avançant dans ma carrière ici. Je suis venue en France car ma mère, institutrice, est amoureuse de ce pays depuis toujours et a même choisi mon prénom dans un roman français. Elle a finalement réussi à me faire rêver aussi et me voilà !

 

TM : D’ailleurs, tu parles un français remarquable. Comment as-tu appris notre langue ?

GS : Quand j’ai fait mon premier voyage en Europe, le seul contact que j’avais, était une lointaine cousine qui habitait en Suisse. Là-bas j’ai trouvé un boulot de fille au pair. Avec l’argent que je gagnais, je me suis payé une école pour apprendre le français, pendant deux ans.

 

TM : Quel a été ton parcours de comédienne depuis ton arrivée ? Parle-nous des gens qui ont compté, des personnes qui ont changé ta vie…

GS : J’ai fait des stages dans différents cours de théâtre pour travailler et puis j’ai fait des castings. Quand tu ne connais personne, chaque personne rencontrée qui te fait avancer est importante !

 

TM : Tu es aujourd’hui à l’affiche de « Dépression et des potes » d’Arnaud Lemort, avec le premier rôle féminin… Quels souvenirs garderas-tu de ce tournage ?

GS : J’ai eu beaucoup de chance qu’on me donne un rôle de Brésilienne. Mon accent, mon tempérament étaient des atouts que je pouvais mettre dans le rôle de Talia. Travailler avec cette bande d’acteurs a été également un plaisir immense. Ils ont tous été très prévenants avec moi. Je suis la fiancée de Fred Testot dans le film, et il m’a énormément aidé, mis à l’aise très vite. Il m’apprenait des blagues françaises, je lui apprenais à danser ! On s’est beaucoup amusés même si on apprend très vite que la comédie, c’est beaucoup de travail et d’énergie à donner. Et là c’est le réalisateur Arnaud Lemort qui m’a poussée à travailler avec un coach pour travailler le rôle et trouver le bon rythme dans les dialogues.

 

TM : Tu as porté à plusieurs reprises de très belles robes de Magnolia Oliveira (une créatrice Brésilienne installée à Marseille depuis quelques années) pour ce ToutMa déjà et pour quelques tapis rouges. Qu’aimes-tu porter en général ? Aimerais-tu devenir l’égérie d’une grande marque un jour, comme de nombreuses actrices ?

GS : J’adore la mode et j’ai trouvé chez Magnolia Oliveira des vêtements qui me correspondent. Très glamour, très féminins, parfois osés sans jamais être too much. Comme beaucoup de femmes, je suis aussi une passionnée de chaussures et j’ai la chance d’être l’égérie de Carmen Steffens, une marque brésilienne que j’aime beaucoup.

 

TM : Cannes 2012 vient de se terminer. On sait que tu as gravi les marches…  D’ailleurs, que portais-tu ? Qui t’a coiffée, maquillée ? On veut tout savoir…

GS : Je portais une robe de la nouvelle collection Zuhair Murad. Pour le maquillage et la coiffure j’ai été accueillie à l’Hôtel Carlton, et j’ai été ravie de me faire bichonner par toute une équipe de professionnels de beauté.

 

TM : C’était juste pour le plaisir ou bien pour un film ? Livre-nous tes impressions sur cet évènement essentiel du cinéma international. Les rencontres ont-elles été fructueuses ?

GS : C’est la troisième fois que je vais à Cannes. C’est un festival connu dans le monde entier qui fait rêver n’importe quel actrice ou acteur. J’ai eu la chance d’être invitée pour des manifestations prestigieuses comme le dîner de gala organisé par les Montres IWC à l’hôtel Eden Roc d’Antibes. J’étais entourée de gens incroyables. Robert de Niro, Ewan Mac Gregor,Adrian Brody !

 

TM : Y-a-t-il des réalisateurs, en général, avec qui tu rêverais de tourner ? Des acteurs à qui tu aimerais donner la réplique ?

GS : Oui je rêve de tourner avec Michel Hazanavicius ! J’adore son travail très fin. Chez les acteurs, j’aime Vincent Cassel, Alain Chabat et Audrey Tautou.

 

TM : Raconte-nous un peu ton enfance au Nordeste du Brésil. Qu’est-ce qui te manque le plus aujourd’hui, du Brésil en général, de l’enfance en particulier… Penses-tu y retourner un jour ?

GS : Le Nordeste est une région très pauvre où il faut se battre tous les jours pour s’en sortir. Cela m’a donné du tempérament, une grande force de travail et un optimisme à toute épreuve. Toute ma famille vit là-bas, alors oui elle me manque, mais nous nous parlons quasiment tous les jours par skype. Je leur fais partager ce que je vis ici et eux me tiennent au courant des nouvelles de toute la famille.

 

TM : Tu as un peu tourné à Marseille, tu t’y es fait des amies mais tu vis à Paris. Envisagerais-tu de vivre ici, dans une ville qui ressemble à Rio, d’après les dires de Magnolia !?

GS : J’ai encore tellement d’endroits à découvrir en France ! J’adore le Sud de la France car c’est vrai que le climat ressemble plus à ce que j’ai connu au Brésil. Mais Paris est une ville incroyable, tellement belle, tellement énergique. Je m’y sens bien, j’ai beaucoup d’amis et mes habitudes sont ici maintenant.

 

TM : S’il y avait quelque chose à changer dans ta vie, ce serait quoi ?

GS : Je ne change rien ! Je suis heureuse et épanouie aujourd’hui, je veux juste que ça dure le plus longtemps possible.

 

TM :Quels sont tes projets cet été ? Trabalho ou Praia ?

GS : Les deux ! Je travaille à l’adaptation d’un roman de Jorge Amado « Dona Flor et ses deux maris »  que je rêverais de jouer au théâtre à Paris. Et en fin d’année, je vais tourner aussi un film Franco-Brésilien avec le réalisateur Alain Maline.