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Fabienne Carat Comédienne par vocation

Elle est celle qui incarne Samia dans la série Plus Belle La Vie. Elle qu’on imaginait volontiers Marseillaise est en fait originaire du Sud-Ouest. Aujourd’hui, sans pour autant quitter les plateaux de la Friche, Fabienne Carat revient au théâtre parisien et se fait l’égérie de jeunes réalisateurs en devenir.
ToutMa : Le public français t’a découverte grâce à ton rôle dans la très populaire « sitcom » marseillaise. Mise à part une certaine célébrité, que te procure ce personnage que tu continues d’incarner ? 

Fabienne Carat : Il crée un lien permanent avec le public attaché à la série et moi je suis heureuse de lui donner ce plaisir. Samia est aujourd’hui comme un manteau que j’enfile en arrivant aux studios et que j’enlève quand je finis ma scène. On ne peut plus parler de rôle de composition évidemment… Cela fait 8 ans qu’elle m’accompagne (rires). On se connait un peu, elle et moi !

TM : Fabienne Carat est également Parisienne. Parle-nous de ton actualité au théâtre…

FC : Que du bonheur ! On peut dire que je suis une comédienne comblée. L’an dernier, j’avais envie de remonter sur scène et j’avais jeté un œil sur quelques pièces en préparation quand soudain on m’a appelée. J’étais à Paris -j’adore les énergies parisiennes- et Haziz Vardar, que je connaissais, m’a proposé de jouer dans « 10 ans de mariage » la dernière création de son frère Alil. J’ai lu la pièce, une comédie pleine d’émotions. J’ai rencontré Alil, avec qui je partage l’affiche. C’est comme un projet que j’aurais pu rêver ! Je suis confiante… Roger Louret, le metteur en scène, est un grand monsieur et puis il y a un aussi un styliste car j’ai de nombreuses tenues, un décorateur… c’est déjà du théâtre de bon niveau.

TM : Cours-tu encore les castings ou bien attends-tu l’arrivée des scénarios dans ta boîte aux lettres ?

FC : Je suis un peu entre les deux ! à la fois trop connue pour les courir vraiment et encore trop peu pour être contactée directement. Le côté « acteur de série » est bizarrement perçu en France. Il vaut mieux alors travailler avec les gens qu’on connaît. Il ne faut pas se voiler la face et s’adapter à sa réalité. Maintenant, l’important dans notre profession, c’est de ne jamais cesser de travailler… Il ne faut jamais oublier que c’est une vraie chance !

TM : Et ton actualité cinéma ?

FC : Je viens de tourner dans Riviera, la guerre des casinos, un moyen métrage qui va faire office de pilote pour une série TV. C’est filmé à Nice, l’histoire se situe dans les années 70 et raconte l’affrontement de 2 familles, l’une mafieuse et l’autre bourgeoise, propriétaire de casinos. Fred Reynaud –mon compagnon dans la vie- en est le scénariste et le réalisateur. Il a fait appel à des acteurs de la région comme Franck Semonin, Géraldine Lapalus, Cyril Morali et Gray Orsatelli, pour ne citer qu’eux !
Ensuite, il y a 2 courts métrages de David Lucchini, un jeune réalisateur en lequel je crois aussi… ces films vont participer à des festivals et pourront peut-être servir aussi de pilotes pour de longs métrages ! Dans Love & Life, je me suis mise à la boxe et j’ai partagé le ring avec la comédienne Sophie Garagnon (voir ToutMa n°22). Dans Les enfants d’Abraham, Jenifer Lauret, Thierry Neuvik et Moussa Maascri font partie du casting.

TM : Quels ont été les éléments déclencheurs dans ta vie pour que tu choisisses cette profession ?

FC : Le seul choix que j’ai fait, c’est celui de m’assumer. Quand tu es loin de Paris, envisager une carrière de comédien ne semble jamais réaliste… J’ai toujours fait de la danse, du théâtre sans jamais y croire vraiment. Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé chanter, danser, être sur scène… C’est seulement après mes 5 années d’école hôtelière -l’horreur absolue pour moi, vous pouvez me croire- que je me suis décidée. J’ai travaillé quelques mois, le temps de rassembler mon courage, mes affaires et quelques économies (rires) et je suis arrivée à Paris le 2 mars 2000.

TM : Tu vis entre Marseille et Paris. Qu’aimes-tu en particulier dans ces 2 villes extrêmes si attachantes ?

FC : Paris… (Rêveuse) J’ai senti à nouveau les mêmes odeurs qu’il y a 10 ans. Cette magie d’être comédien à Paris ! Paris, c’est le symbole de ma liberté. Je l’ai tout de suite compris, tout de suite aimé. Marseille, j’ai mis plus de temps. à peu près 8 mois. C’est vrai que c’est un bon équilibre… Le soleil, la mer, on y travaille aussi beaucoup. Il y a les séries, les tournages… Avec MP 2013, on commence à réellement apprécier la mutation de l’architecture de la ville. J’ai hâte de voir tout ce qu’il va s’y passer !