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Victoire Kammermann & Victoire Eouzan, Les Victoire(s) de l'Art contemporain

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jeudi 14 janvier, 2021
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de Léa Piras
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Jeunes, jolies, et terriblement passionnées d’art, les deux marseillaises, Victoire Kammermann et Victoire Eouzan, ont décidé, en décembre dernier, d’unir leur histoire personnelle et leur vision esthétique du monde, à l’occasion d’une exposition réalisée en duo « Le Temps qu’on chasse et qui revient », à la Galerie Kokanas (Marseille 7e). À travers cette dernière, elles rendent hommage, en dessins et en photographies, à leurs pères aimés partis trop tôt, et dévoilent, avec beaucoup de pudeur, des moments post-deuil partagés… Un puissant message en ressort : vivons passionnément l’instant présent, comme si c’était le dernier. 

Mais qui sont-elles vraiment ? À même pas 30 ans, Victoire Kammermann peut se féliciter d’avoir obtenu en juillet dernier, le diplôme national supérieur d’Arts plastiques à la prestigieuse école des Beaux-Arts de Paris. Petite, tout juste âgée de 8 ans, elle se plaisait à exprimer sa créativité à la pointe de ses crayons de couleur, dans un petit atelier aménagé, au sein de la véranda de sa grand-mère adorée. Par le biais du dessin, elle s’évadait en parcourant des paysages imaginaires où tout n’était que gaîté et couleurs. Une signature graphique comme une réminiscence qu’on retrouve dans ses travaux aujourd’hui, avec une prédominance de rose et des motifs sommaires qui rappellent l’enfance.

Son binôme, Victoire Eouzan, spécialisée dans la photographie, a quant-à-elle obtenu un BTS en design graphique au sein de l’Ensaama (Olivier de Serres, Paris), avant de valider un double diplôme à l’académie Gerrit Rietveld (Amsterdam). Pourquoi un tel amour pour la photographie ? Elle plébiscite « la spontanéité du médium » et s’amuse à découvrir, redécouvrir les clichés une fois la pellicule finie. Joueuse dans l’âme, elle utilise diverses techniques d’impression et de reproduction, comme la sérigraphie. Ses inspirations ? Le grand photographe plasticien canadien Jeff Wall, pour « la construction hyper précise de ses photographies » et Thomas Mailaender, avec qui elle a eu la chance de travailler, et à qui elle emprunte « une grande spontanéité et des intuitions fortes ». 

Leurs projets ? Victoire Eouzan rêve de faire éditer un livre sur sa dernière série « Cette vue que je n’aurai plus » et la jeune Kammermann sera de nouveau dans la citée phocéenne le 13 février prochain, lors d’une exposition de groupe au château Promicea (7e). Deux filles à suivre de très près ! LP